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Deux traits essentiels marque la vie, et l’oeuvre de Walter TEVIS : un humanisme mélancolique... et le goût du jeu.


LE JOUEUR MELANCOLIQUE

C’est pendant son service militaire, sur la base d’Okinawa au Japon, que Walter Stone TEVIS apprend les règles du poker et se passionne rapidement pour le jeu.

De retour aux Etats-Unis, il travaille aux ponts et chaussées tout en publiant des nouvelles de SF, notamment dans Galaxy où il fait ses débuts. Pourtant ce n’est pas dans la SF que TEVIS publie son premier chef-d’oeuvre.

En 1959, il signe "L’arnaqueur" ["The hustler"], roman intimiste et touchant sur le parcours cahotique d’un joueur de billard brillant mais fragile. Succès critique et public, le roman est adapté au cinéma en 1961 par Robert ROSSEN, avec Paul NEWMAN dans le rôle principal.

En 1963, TEVIS confirme son magistral talent d’écrivain en publiant à nouveau un très grand roman : "L’homme tombé du ciel" ["The man who fell to Earth"], sans doute l’un des plus beaux chef-d’oeuvres de la science-fiction américaine. L’histoire, étonnante, est celle d’un extraterrestre dont la planète, ravagée par des siècles de guerre, est à l’agonie. Décidé à sauver les derniers survivants de sa race, il se rend sur Terre pour trouver les ressources qui lui permettront de construire un vaisseau de secours.

D’une abyssale mélancolie, ce roman émouvant est aussi une parabole sur les dérives parfois inhumaines de la société moderne. "L’homme tombé du ciel" fut adapté en 1976 au cinéma et interprété par David BOWIE.

Malgré la reconnaissance du public et de la critique, TEVIS décide d’abandonner l’écriture pour devenir professeur de lettres à l’université de l’Ohio. Il sombre alors dans l’alcool et la dépression.

Ce n’est que quinze ans plus tard qu’il reprend sa plume en publiant en 1979 "L’oiseau d’Amérique" ["Mockingbird"]. Ce roman raconte la lente agonie d’une humanité en pleine déliquescence à travers le parcours croisé de trois personnages : un androïde tourmenté par ses émotions, et un homme et une femme qui retrouvent le goût de vivre. Un excellent roman.

TEVIS publie ensuite un recueil de nouvelles ["Loin du pays natal"] et un roman mineur ["Le soleil pas à pas"], qui constituent ses dernières oeuvres de science-fiction.

Son dernier roman, "La couleur de l’argent", renoue avec sa passion pour le jeu et fait suite à "L’arnaqueur". Il fut également adapté pour le cinéma par Martin SCORSESE en 1986.

Walter TEVIS décédait deux ans plus tôt, des suites d’une crise cardiaque, laissant derrière lui de grands classiques inoubliables.


ROMANS MAINSTREAM :

- "L’armaqueur" ["The hustler", 1959]

Publié également en France sous le titre de "In the pocket" et traduit par le très discutable Marcel DUHAMEL [ses traductions épurées à la serpe d’oeuvres majeures du roman noir américain me restent encore en travers de la gorge], "L’arnaqueur" fut le premier roman de Walter TEVIS et assurément un coup de maître.

L’histoire d’une petite frappe, Eddie Felson [dit Eddie ViteFait], génie du billard, qui rêve de se mesurer aux plus grands blouseurs de Chicago et s’y brûle les ailes. Une plongée dans un univers noir et glauque, une réflexion sur la souffrance et la fascination de l’échec, qui chez Eddie n’a d’égal que la rage de vaincre. Si vous lisez l’anglais, un conseil, ruez-vous sur la V.O.

L’adaptation cinématographique réalisée par Robert ROSSEN est également l’un des très grands chefs-d’oeuvre du cinéma américain, Paul NEWMAN rata de peu l’oscar du meilleur acteur pour son interprétation d’Eddie ViteFait.

- "Le jeu de dame" ["Queen’s gambit", 1983]

L’histoire d’une petite fille prodige, qui devient championne d’échecs.

- "La couleur de l’argent" ["The colour of money", 1984]

La suite directe de "L’arnaqueur". Moins intéressant mais néanmoins distrayant. On y retrouve un Eddie ViteFait abandonnant son rôle de loser pour celui de mentor. Martin SCORSESE adapta ce roman pour le cinéma en 1984, avec dans les rôles principaux Paul NEWMAN et Tom CRUISE. Le film se laisse voir.



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"L’oiseau d’Amérique" de Walter TEVIS

["Mockingbird", 1979]

Auteur peu prolifique et pourtant diablement intéressant [à peine six romans et un recueil de nouvelles en trente ans de carrière], Walter TEVIS reste relativement peu connu des amateurs de science-fiction. Une lacune que Folio SF s’était efforcé de combler en rééditant l’année dernière l’un des plus beaux romans de la SF américaine, "L’homme tombé du ciel", et qui trouve son prolongement avec la réédition de "L’oiseau d’Amérique". Finalement, la nostalgie éditoriale a du bon, surtout lorsque TEVIS est à l’honneur.

 

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« L’homme tombé du ciel » de Walter TEVIS

[« The Man Who Fell to Earth », 1963]

L’homme tombé du ciel n’est pas à proprement parler un humain mais un extra-terrestre. D’ailleurs il n’est pas vraiment tombé, mais il a atterri sur Terre grâce à une navette spatiale ; quant à sa planète d’origine, il s’agit d’Anthéa [où ne survivent plus que trois cents habitants, après cinq guerres atomiques...]
Evidemment, présenté ainsi, le titre en perd un peu de sa poésie. Mais que les admirateurs de STURGEON ou de BRADBURY se rassurent : le cheminement de Newton, notre « homme-oiseau », emprunte davantage à l’humanisme des deux auteurs précités qu’aux « odyssées » métaphysiques d’un Arthur C. CLARKE. Car si Newton est sur Terre, ce n’est pas seulement pour la survie des siens... c’est aussi pour la nôtre.

 

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