
• liens auteur :
• liens rubrique :

Par Daylon
Jean-Marc AGRATI appartient à cette mouvance [récente ?] de nouveaux auteurs de fantastique [le lire dans un sens très élargi et non stricto-sensu, merci], ceux d’un XXIè siècle un peu paumé ; à la fois proche de nous et à des années lumières d’une réalité stable.
D’entrée, « Un Éléphant Fou Furieux » s’inscrit dans la continuité de « Le Chien À Des Choses À Dire », tout en revoyant/épurant/améliorant/adoucissant/homogénéisant/autretruc-i-sant son contenu et sa forme.
Nous croisons pêle-mêles des réflexions existentielles aux amphèt’ [« Les lois n’avançaient pas »], expériences malsaines [« Ce petit bout de haine »], actualité perçue par une lentille déformante devenue dingue [« Le jardin des délices »] ; entre la nouvelle classique [« Un éléphant fou furieux »], le conte [« Les limites de mon royaume »], et la nouvelle catégorie blitz [« On touchait du doigt tous les écoulements »], AGRATI nous propose dix nouveaux textes en forme de grande-mandale-pleine-tête.
Son écriture toujours aussi percutante se débarrasse des scories gênantes du Chien [l’étalement gratuit du trash, par exemple ; le jusqu’au-boutisme inutile, un peu] et se concentre essentiellement sur l’humain. Nous.
On retiendra surtout les excellents texte « Les limites de mon royaume », « L’ange gardien », ainsi que la nouvelle éponyme du recueil.
Du grand art.
Ah, et puis, les habitués retrouveront le personnage de Zol. Et ça, c’est pas rien.
|
Un regret ? Le prix prohibitif au regard du contenu, qui ne procurera qu’une heure ou deux de plaisir [et quel plaisir !]... C’est un peu trop pour que nous puissions vous conseiller de sauter dessus. Ceux qui auront quelques sous superflus pourront les dépenser sur cet « Éléphant Fou Furieux » les yeux fermés. |
|---|