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Janua Vera +
de Jean-Philippe Jaworski
aux Ed. Moutons Électriques

 

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Publié le 05/07/2003

"Un feu sur l’abîme" de Vernor VINGE

["A Fire Upon The Deep", 1992]

EDITIONS ROBERT LAFFONT / A&D, 1994 - REED. LIVRE DE POCHE, 1998

Par Mr.C

Quelque part dans l’Espace, des scientifiques ont, sans le vouloir, réveillé une entité inconnue aussi puissante que maligne : la Perversion.

Une famille parvient à s’échapper mais elle s’écrase sur un monde complètement isolé... or elle possède la seule arme efficace contre la Perversion, et celle ci commence à s’attaquer à la civilisation, planète après planète.


PRIX HUGO 1993


Pour arranger le tout, la planète en question est habité de meutes de chiens à l’intelligence collectives et aux moeurs cruelles en pleine guerre de clans... les survivants du crash, deux jeunes enfants, vont devoir survivre dans deux clans opposés.

La liste est longue des grandes idées qui font de ce roman un des plus ambitieux et innovants de la SF américaine de dix dernières années :

- la division de l’espace en "zones" concentriques où la vitesse de la lumière s’aggrandit avec la proximité du centre de la galaxie
- les créatures extraterrestres comme il en fut rarement imaginé, avec Les Cavaliers, fleurs pensantes aux instincts contemplatifs, et surtout les "Dards", meutes de "chiens" télépathes, dont la civilisation est décrite avec une réelle cohérence
- Pham Nuwen, l’homme qui fut un Dieu, une "Puissance" déchue
- la confrontation des deux enfants avec le monde cruel et moyennageux où ils se sont égarés
- les entités supérieures nées dans la poussière du cosmos, comparables à des Dieux en intelligence et en puissance
- Les messages de l’Internet qui découpent le récit au fur et à mesure que la menace de la perversion se précise...


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L’enchaînement des faits lui-même fait preuve d’un sens épatant du rebondissement et de la créativité. Le style ne s’embarasse pas de ces passages explicatifs mortellement ennuyeux qui sont le propre de la mauvaise littérature de SF. Tout coule de source et se met en place naturellement.

Bref, le roman est épais mais si riche et si bien écrit qu’on en voit trop vite la fin. Un grand régal.