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Publié le 01/11/2005

"Venus" de Ben BOVA

["Venus", 2000]

EDITIONS FLEUVE NOIR / RVA, NOVEMBRE 2005

Par Lunatik

Hasard du calendrier ? "Vénus" de Ben BOVA fait son apparition en librairie quelques jours seulement après le lancement réussi de la sonde spatiale Vénus Express.

Au terme de 163 jours de voyage, la sonde se placera en orbite autour de la sœur jumelle de la terre pour une période de 500 jours. Sa mission principale sera d’étudier l’atmosphère de Vénus.


Allez, un peu de planétologie avant de rentrer dans le vif du sujet. Vénus partage avec la Terre de nombreuses caractéristiques : toutes les deux sont faites de roches, elles ont une taille et une masse comparables. Mais leur évolution a été très différente, et la température au sol sur l’étoile du Berger atteint 460 °C.

Très dense et chaude, son atmosphère est constituée à 96 % de dioxyde de carbone ou gaz carbonique [CO2]. On y trouve également de l’azote, du dioxyde de soufre [SO2] et de la vapeur d’eau. Par ailleurs, à une soixantaine de kilomètres d’altitude, les vents soufflent, pour une raison inconnue, à quelque 400 km/h.

La planète Vénus est couverte d’une épaisse couche de nuages dont les sept instruments à bord de la sonde tenteront de percer les secrets pour en tirer également des enseignements sur la géologie et une éventuelle activité volcanique.

"Vénus", tout comme "Mars" et "Retour sur Mars", parus dans la même collection, fait partie de la série "Grand Tour", qui compte aux Etats-Unis déjà une quinzaine de romans. Ben BOVA relate dans ce cycle l’exploration de notre système solaire. Chaque livre situant son histoire autour d’une planète ou d’un satellite. Chronologiquement "Vénus" est le dernier de la série, mais puisque chaque livre peut se lire indépendamment, l’ordre de parution importe peu.

Quand le multimilliardaire Martin Humphries propose un prix de 10 milliards de dollars à qui récupèrera le corps de son fils, tué lors d’une mission sur Vénus, il s’attend à ce que son vieil ennemi Lars Fuchs soit de la partie. La surprise vient de son deuxième fils qui n’hésite pas à se lancer dans la course. Mais après tout, ce n’est pas ça qui va perturber Martin, il n’a jamais eu pour son fils, Van, que dédain et reproches. Van, lui, a besoin de l’argent, depuis que son père lui a coupé les vivres. Mais plus que tout, il a besoin de se prouver et de prouver à son père qu’il en est capable, qu’il n’est pas tel que le voit son père, un avorton maladif.

Après avoir réunis les fonds nécessaires, construit le vaisseau et embauché un équipage l’expédition vers Vénus est lancée. La rentrée dans l’atmosphère de Vénus va vite apporter son lot de surprises. Une découverte inattendue va rendre la progression vers le sol vénusien plus que hasardeuse...

A première vue, on se dit que "Vénus" n’est que la redite de "Mars" et "Retour sur Mars". C’est-à-dire l’exploration d’une planète du système solaire avec moult rebondissements. Eh bien, c’est aussi ce que l’on se dit à la deuxième et nième vue. Le paradoxe vient du fait que malgré la sensation de déjà vue, on se laisse porter par la découverte de cette planète inhospitalière, on vibre au rythme des péripéties de Van, bref on tourne les pages sans pouvoir s’arrêter. - bon je vous accorde aussi que j’ai un coté bon public par moment...

Est-ce le fait que BOVA nous décrive l’exploration d’une planète de notre système solaire, qui rende le récit prenant ? Sans doute. La part de rêve lié à cette planète joue probablement un rôle bénéfique sur le livre. Toutefois celui-ci n’est pas exempt de défauts. Les personnages sont le point faible de ce roman. Souvent proche de la caricature, ils manquent parfois cruellement de crédibilité.

De plus, dès l’entame du livre on ne peut manquer de faire le rapprochement entre "Vénus" et "Retour sur Mars" quant au traitement de la relation père/fils. Ce qui ne laisse rien présager de bon pour la suite de la lecture tant cette partie était peu convaincante dans "Retour sur Mars". Mais heureusement l’histoire rebondie et offre une nouvelle perspective qui permet de mieux comprendre ce que l’on prend initialement pour une parodie de relation père/fils.


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C’est assurément un roman qui vous fera passer un bon moment. Et même s’il ne faut pas s’attendre à plus de ce genre de livre, je ne passerais pas à coté des prochaines parutions de la série [s’il y en a].

Ben BOVA sait comment raconter une histoire en maintenant la pression sur son lecteur, en l’obligeant à toujours vouloir connaître la suite des évènements. [Quand je vous disais que j’étais bon public...]