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Né en Californie, Robert C. WILSON l’a quittée à l’âge de neuf ans pour aller s’installer à Toronto au Canada, où son père avait accepté une mutation professionnelle.
Second inédit de WILSON à débarquer directement en Folio SF [après Bios il y a maintenant quelques années], Ange Mémoire fait dans le cyberpunk. Roman "de jeunesse", il explore déjà quelqu’un des univers les plus obsessionnels de l’auteur.
Dans les années 2020, un obélisque de plus de cent mètres de haut, bleu et glacial, apparaît soudainement sur une plage de Thaïlande.
Ce n’est que le premier d’une longue série qui défigurera dans les mois à venir Jérusalem, Damas, Bagdad, Istambul, mais aussi l’Afrique et bientôt les Etats-Unis.
Or ces chronolithes ne sont pas que des événements surnaturels... ce sont aussi des monuments commémorant des victoires à venir d’un mystérieux Kuin, des victoires datées... de 20 ans plus tard.
Choisir un auteur comme WILSON, lorsqu’on chronique, c’est un peu choisir la sécurité : on sait déjà à peu près où il risque de nous emmener ; on connaît l’évolution progressive de ses travaux [depuis « Bios » jusqu’à « Blind Lake », en passant par l’excellent « Chronoliths »].
Je ne surprendrai donc personne en affirmant que « Spin » réhausse une fois de plus la barre qualitative de quelques degrés.
Un énorme vaisseau spatial est en orbite autour de la terre dans un futur très proche. Aucun message, aucune intention précise manifestée, rien. Le silence. Un silence qui, certes, bouleverse la conception cosmologique de l’humanité, mais qui ne change somme toute pas grand chose au quotidien.
Puis vient la nuit du rêve, où chaque être humain sur Terre se voit proposer un choix clair et net : rejoindre l’intelligence collective formée par plusieurs races extraterrestres au sein du vaisseau et, de fait, renoncer à l’humanité [mais gagner l’immortalité], ou bien refuser la proposition et rester tel quel...
Utilisant une technologie quantique qu’ils ne comprennent pas totalement, les scientifiques des complexes de Crossbank et Blind Lake observent des planètes extraterrestres distantes de la Terre de plusieurs dizaines d’années-lumière et, tout particulièrement, un extraterrestre qu’elle appelle " le Sujet ", mais que tout le monde surnomme " le homard ", à cause de sa morphologie. Et voilà qu’un jour, le Sujet entreprend un pèlerinage qui pourrait bien lui être fatal.
Au même moment, l’armée américaine boucle Blind Lake et instaure une quarantaine qui tourne à la tragédie... [4ème de couverture]
Pas encore devenu LE Robert Charles WILSON qu’il est aujourd’hui, l’auteur canadien signe avec Les fils du vent un roman agréable, déjà annonciateur de l’excellence à venir. Mais si la chose se lit avec un plaisir très net, force est de reconnaître que l’histoire n’est pas en-core aboutie, que les personnages ne sont qu’esquissés, et que l’ensemble passe finale-ment à côté du chef d’oeuvre.
Isis est une découverte fondamentale, une planète à l’écosystème complexe, située à quelques années lumières de la Terre. Problème : Isis est mortelle. La moindre de ses molécules est un poison pour l’Homme.
Alors les Hommes du XXIIème siècle ont créé Zoé Fisher, génétiquement adaptée à l’environnement d’Isis. Zoé a pour mission d’étudier ce monde et de le comprendre. Une mission derrière laquelle se cache bien des secrets...
Mr.C