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Ancien agent de la CIA, mort trop tôt pour écrire plus de 5 romans, Edward Whittemore est l’auteur méconnu d’un chef-d’œuvre de la littérature trans-genre, Le Quatuor de Jérusalem, cycle grandiose et absurde qui l’ont fait comparé à Thomas Pynchon, pour son sens du grotesque sublime et son érudition échevelée.


A vrai dire, on sait assez peu de choses de la vie d’Edward Whittemore : il était le cadet d’une fratrie de 5, et un élève suffisamment doué pour intégrer l’Université de Yale et en sortir diplômé d’Histoire.

Il s’est ensuite engagé dans les Marines, a servi au Japon, puis a été approché par la CIA dont il est devenu un agent actif au Moyen-Orient, en Europe et en Asie, sous sa couverture de journaliste pour le Japan Times, de 1957 à 1968.

C’est dans sa période CIA que Whittemore commence à écrire. Un premier roman, « Quin’s Shanghai Circus » [1974, jamais traduit en français], porte en germe les thèmes et le style de ce qui sera son chef-d’œuvre, « Le Quatuor de Jérusalem ». Cette tétralogie, qui tient de la fable érudite et de la poésie historique, assaisonnée de personnages truculents et d’inventions grotesques, paraît de 1977 à 1987.

Ces quatre romans ambitionnent rien moins que raconter l’Histoire du monde, sur la base d’un malentendu énorme : la Bible, apprenez-le, n’est qu’un tissu de fables inventées par un dément aveugle et dictée à un simple d’esprit - entièrement réécrit ensuite par un moine dingo soucieux de préserver le dogme. Complots, agents doubles, révélations mythiques, tourbillonnent autour de la Ville du Livre, celle-ci devenant l’enjeu d’une partie de poker qui durera une douzaine d’année...

LE QUATUOR DE JERUSALEM :

  • Le Codex du Sinaï [Sinai Tapestry, 1977]
  • Jérusalem au Poker [Jerusalem Poker, 1978]
  • Ombres sur le Nil [Nile Shadows, 1983]
  • La mosaïque de Jericho [Jericho Mosaic, 1987]

Comme l’a écrit Jeff Vandermeer, Edward Whittemore est la victime d’une « double tragédie » : la relative soudaineté de sa mort [à 62 ans, d’un cancer de la prostate] et la durée de vie limitée de ses romans sur les étagères des librairies.
Malgré une critique globalement très positive [à l’exception notable de Thomas Disch], le Quatuor s’est vendu à seulement 3000 exemplaires par volume aux Etats-Unis, ce qui n’est pas vraiment un succès de librairie... Il a fallu attendre 2003 pour qu’un éditeur ose rééditer le cycle, devenu introuvable.

En France, le « Quatuor » a été publié par Gérard Klein, dans la collection Ailleurs & Demain de Robert Laffont, sous un traduction de Jean-Daniel Brèque, avec la même injuste difficulté à trouver son public.

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Photo de E. Whittemore par Helen Bar-Lev

Il faut dire que Whittemore n’a jamais cherché à vendre. De son vivant, il refusait même d’accorder des interviews. Quant à son style, il est coloré, riche en vocabulaire, semé de noms propres improbables, de faux personnages historiques et de vrais personnages de contes, volontiers elliptique... pour tout dire sa plume fait appel à l‘intelligence du lecteur, ce qui, on le sait, est un pari audacieux.

Edward Whittemore, a exercé divers métiers après avoir quitté la CIA. Il a rencontré l’artiste Helen Bar-Lev en 1982 et vécu à ses côtés 5 ans à Jérusalem - avant de retourner aux Etats-Unis.
Il aurait, dans ses dernières années, commencé l’écriture d’un nouveau roman, « Sister Sally and Billy the Kid », jamais publié jusqu’ici.
Ses dernières années, il les a passées dans une relative pauvreté, employé à des tâches de bureau dans le cabinet d’un avocat new-yorkais.

Voici donc une œuvre qui se résume à 5 romans, une œuvre que le grand public ne connaît pas, une œuvre inclassable et impossible à résumer, dont l’écrivain Tom Robbins a pu écrire quelle est « l’un de secrets les mieux gardés de la littérature américaine (...) comparable à un bol de pudding au haschisch : riche, sombre, goûteux, amusant, vénéneux, révélateur, avec un parfum d’exotisme et de danger.  »


> A VOIR AUSSI : JERUSALEM DREAMING, site quasi-officiel d’une richesse épatante autour de l’oeuvre de E. Whittemore. De nombreux articles de presse, critiques et analyses. Passionnant.



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Les murailles de Jéricho de Edward Whittemore

[Le quatuor de Jerusalem, Tome 4]

Attendu de pied ferme par dix-neuf lecteurs impatients [soit la totalité des ventes de ce texte pourtant mémorable et grandiose], Les Murailles de Jéricho ne décevra personne. Un livre tout simplement magnifique et indispensable, impeccablement traduit par Jean-Daniel Brèque [et il y avait du boulot].

 

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Ombres sur le Nil de Edward Whittemore

[Le quatuor de Jerusalem, Tome 3]

Troisième volume du Quatuor de Jerusalem, écrit cinq ans après « Jerusalem au poker », « Ombres sur le Nil » cumule les superlatifs. Plus gros, plus beau [couverture exceptée, ahem... comment dire ?], plus déprimé, plus triste et plus fou, ce roman [?] renoue cependant avec une certaine normalité littéraire en s’affranchissant totalement des éléments bizarro-sciencefictifs qui jalonnaient les deux précédent - avec un bonheur rare.

 

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Le Quatuor de Jérusalem de Edward Whittemore

[Tome 1 Le Codex du Sinaï / Tome 2 Jérusalem au poker]

OLNI tout juste débarqué dans la galaxie Robert Laffont, Le quatuor de Jerusalem fait partie de ces livres inclassables qui retournent le lecteur avec un talent aussi époustouflant qu’inventif.

Certainement pas SF, certainement pas confortables, les deux premiers tomes de cette étonnante tétralogie sont littéralement stupéfiants.

 

Mr.C