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C’est le roman qui a révélé Jeff NOON au Royaume-Uni, la première plume d’un cauchemar trash et poétique qui s’est depuis développé sur quatre romans.
Se plonger dans Vurt, c’est donc assister à la naissance d’un monde glauque et superbe. L’expérience est intense car l’univers noonien est certainement un des plus déboussolants qu’il nous ait été donné d’explorer ces dix dernières années.
Vurt a reçu le Prix Arthur C. CLARKE 1994
La critique de Vurt

Sous une couverture qualifiée d’ignoble ou de géniale en fonction des lecteurs [une zombie aux gros seins portant un fusil à pompe, dotée d’un très transparent t-shirt sur lequel on peut lire « fuck the dead » - très classe -], le roman se laisse lire, sans toutefois renouveler ce courant littéraire bien particulier qu’est la littérature de morts-vivants.
Si l’histoire est basique, Jean-Pierre ANDREVON s’amuse beaucoup et s’offre un hommage aux ténors du genre, de ROMERO [au cinéma] à MATHESON, le tout via un scénario ultra classique [utilisé récemment au cinéma par Danny BOYLE dans son très recommandable « 28 jours plus tard »] : Un mystérieux trou noir de la mort qui tue qui passe par hasard dans notre banlieue galactique fait renaître les morts. Tous les morts. Vraiment tous. [Ceux qui aiment la Hard Science sont priés d’aller cliquer ailleurs, que les choses soient claires ]. Ce qui, quand même, fait du monde, une vraie foule. Et qui pue.
D’abord sceptiques, les pouvoirs publiques sont rapidement débordés par cette marée verdâtre, lente et apparemment désoeuvrée. Apparemment seulement, parce qu’au bout de quelques semaines, nos braves zombies font exactement ce qu’ils savent faire, à savoir sucer la cervelle des vivants.
Bref, pour le narrateur, la vie bascule. Sa femme et sa fille le quittent, et le voilà retranché d’abord chez lui, puis finalement dans une ex-caserne, en compagnie de nombreux cinglés de tous bords, tous bien décidés à massacrer du zombie avant d’y passer pour de bon. Pim, pam, poum, donc, mais avec la plume d’ANDREVON, c’est-à-dire avec talent et humour, même si le second degré est distillé à doses homéopathiques.
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Au final, "Zombies, un horizon de cendres" n’est pas exactement un roman majeur, tout au plus un divertissement sans conséquence et sans grand intérêt, mais qu’on achètera quand même parce qu’ANDREVON doit bien payer son électricité et qu’on aime bien ANDREVON. Les fanatiques du genre apprécieront, les autres verront. |
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