LA DROGUE DANS LA SCIENCE-FICTION


Le terme de drogue recouvre une grande diversité de substances aux effets très différents. Les dépresseurs [barbituriques, opiacés, alcool..] provoquent une sensation de calme, un relâchement musculaire et la ralentissement des mouvements et des réflexes, accompagnés d’un sentiment de calme et de bien-être.
A l’opposé, les stimulants [amphétamines, cocaïne...] agissent sur le système nerveux et provoquent un sentiment de puissance intellectuelle et physique, ce qui entraîne une certaine désinhibition accompagnée d’un sentiment d’euphorie.
Quant aux hallucinogènes ou psychédéliques [LSD, mescaline...], ils agissent sur le cerveau, modifiant la perception et l’humeur, jusqu’à donner à voir, sentir ou entendre des choses qui n’existent pas.

Ces trois grandes catégories de psychotropes ont inspiré les auteurs de science-fiction - mais finalement, même si la panoplie des drogues inventées par la SF est très riche, on en revient à peu près toujours à ses trois grandes familles : les drogues qui inhibent, les drogues qui désinhibent et celles qui entraînent une déconnexion avec la réalité.


Drogue : n.f. Toute substance toxique agissant sur le système nerveux, soit comme narcotique soit comme euphorisant, et dont l’usage abusif provoque des perturbations graves, physiques et mentales, et un état de dépendance et d’accoutumances.


INHIBITION

Calme, zen... tout va bien... oubliez vos soucis... Exagérant l’effet apaisant des dépresseurs - qui ne provoquent pas de « dépression » au sens « déprime », mais un ralentissement du système nerveux central - la SF en fait les auxiliaires parfaits... du totalitarisme.

« Le monde est stable à présent. Les gens sont heureux ; ils obtiennent ce qu’ils veulent, et ils ne veulent jamais ce qu’ils ne peuvent obtenir. (...) Ils sont conditionnés de telle sorte que, pratiquement, ils ne peuvent s’empêcher de se conduire comme ils le doivent. Et si par hasard quelque chose allait de travers, il y a le soma. » Aldoux HUXLEY

Dans « Le meilleur des Mondes » d’Aldous HUXLEY imagine le soma, drogue du bonheur parfait puisqu’il s’agit d’un anxiolytique puissant, c-a-d d’une substance qui vous débarrasse de tous vos angoisses.

Il faut dire que, dans le meilleur des mondes, il y a de quoi angoisser : issu du clonage [HUXLEY parle de bokanovskification], les individus sont dès leur naissance conditionné génétiquement. Ils appartiennent dès leur naissance à des castes [Alpha, Beta, Gamma...] dont les qualités physiques et intelectuelles sont pré-établies.
Leur éducation et leur conditionnement prédéterminent la totalité de leur vie, de leur profession à leur mode de consommation. Ils sont les rouages d’un vaste mécanisme parfaitement huilés.

Face à l’absence totale de libre-arbitre, il peut leur arriver de douter de leur bonheur... c’est là qu’intervient le soma. Une ou deux pilules, et voilà notre triste personnage anesthésié, et donc bien incapable de prendre conscience de la vacuité de son existence et de l’absence complète d’émotion dans sa vie. Trois pilules... et c’est la sieste assurée.

« Je ne comprends rien dit-elle. [...] Et ce que je comprends encore le moins c’est pourquoi vous ne prenez pas de soma quand il vous vient vos idées épouvantables. Vous les oublieriez totalement. » Aldous HUXLEY

HUXLEY a emprunté le nom de soma à une plante imaginaire utilisée par les antiques envahisseurs aryens de l’Inde. Lors de rites religieux, ce jus était bu par les prêtres et les nobles, leur donnant un sentiment de force et d’euphorie. Mais à fortes doses, le soma pouvait également rendre malade ou tuer.
Débarrassé de ses effets secondaires, le soma du « meilleur des mondes » est la drogue parfaite, l’anesthésiant idéal pour une société de moutons pacifiques, ce qui fait du « meilleur des mondes » une anti-utopie très critique vis à vis de la société de consommation occidentale.

HUXLEY estimait d’ailleurs que le grand danger qui guettait notre civilisation était la réalisation de l’utopie via l’anesthésie, comme il l’écrit dans sa préface au « Retour au meilleur des mondes » : « Nous voyons donc que si le soma n’existe pas encore [et il n’existera sans doute jamais], d’assez bons produits de remplacement pour certains de ses aspects ont déjà été découverts. Il existe aujourd’hui des tranquillisants, des hallucinogènes et des stimulants à bon compte, physiologiquement parlant. »

Dans « L’oiseau d’Amérique », Walter TEVIS créé un anti-dépresseur miracle, une variation du soma, qu’il baptise le sopor.
Dans cette société du XXVème siècle, les hommes, s’abandonnant à leur paresse proverbiale, ont confié aux robots la quasi totalité du travail physique et intellectuel. Pris en charge dès la naissance, ils vivent une vie d’assistés permanents. Ils ne se donnent plus la peine d’apprendre à lire.
Là encore, c’est la recherche de l’utopie, du bonheur total pour tous, qui a mené à son exact opposé : pensant bien faire, les robots ont conduits les hommes à ne plus ressentir de sentiments, à se laisser vivre sans se poser de questions... et à prendre une dose de sopor lorsque la déprime pointe son nez.

« Où sont les bébés ? Quelqu’un d’autre que moi s’est-il posé la question ?
Pas de question, relax , me suffle mon subconscient nourri des préceptes de mon enfance.
Mais je ne parviens pas à me relaxer.
Je vais oublier et prendre quelques sopors. » Walter TEVIS

Mais le sopor est plus qu’un anxiolytique : les robots l’ont aussi dosé en contraceptifs pour limiter l’augmentation de la population humaine. La drogue de l’oubli est donc aussi celle qui conduit à la fin de l’espèce.

Autre variation : Frank HERBERT, dans « La Ruche d’Hellstrom » imagine une drogue qui soumet l’Homme au comportement des insectes sociaux : perdant sa conscience d’individu, chaque être devient un élément d’un grand mécanisme extrêmement plus efficace, une société où chacun à sa fonction et où la survie de la colonie prime sur tout le reste.
Bref, le bonheur collectif... joli programme, non ?


DESINHIBITION

Capable de transformer les hommes en sous-humains dociles, la drogue, sous d’autres plumes, peut au contraire développer chez l’individu des capacités nouvelles et formidables - qui dépassent de loin, on s’en doute, chez les auteurs de SF, les effets euphorisants ou dynamisants des drogues réelles - et l’amènent à basculer du côté obscur...

C’est parce qu’il veut dissocier, chez l’homme, les penchants les plus élevés et les instincts les plus vils, que le Dr. Jekyll met au point une potion spéciale qu’il essaie... sur lui-même. Ainsi Robert Louis STEVENSON imagine-t-il en 1886, une drogue d’un genre nouveau.

Incapable de contenir la violence et la cruauté qui s’empare de lui lorsqu’il devient Mister Hyde, le brave docteur est contraint d’absorber des quantités de plus en plus importantes de sa potion - une addiction qui est aussi une impasse... et qui n’est finalement que la triste réalité de tout drogué.

L’addiction est le processus qui définit finalement le mieux la drogue : une substance qui crée son propre besoin. Les ravages réels de la drogue dans notre réalité ont souvent leurs reflets dans la science-fiction, et ont inspiré des drogues imaginaires qui poussent à la violence.

Il serait bien long d’énumérer les dizaines de narcotiques accordant aux camés des univers SF des pouvoirs surhumains terribles et dévastateurs. Comme s’ils ne pouvaient se défaire de l’image négative associée à la drogue, les auteurs ont imaginé les pires mutations...
Des drogues guerrières, faisant des soldats des machines à tuer sans âmes ni conscience, les parfaits combattants dont rêvaient les état-majors [« Le Monde en temps de guerre » de Lewis SHEPARD, « Frères de chair » de M.M. SMITH ]. Des drogues dopantes, décuplant les capacités physiques des sportifs [« Les Olympiages truquées » de Joëlle WINTREBERT]
Toutes ces drogues réclament un prix élevé : folie, vieillissement accéléré, mort violente.

Mais si les nouvelles potentialités offertes par la drogue était positive ? C’est tout le pari d’une certaine famille de stupéfiants imaginaires qui ne poussent pas le camé à la destruction, mais à l’augmentation de son potentiel.

L’une des drogues les plus fascinantes de la SF est sans aucun doute l’épice gériatrique [aussi appelée simplement Epice ou mélange] imaginée par Frank HERBERT dans son célèbre space-opera, « Dune ».
Elément central de l’écosystème de la planète Dune, l’Epice naît de l’interaction entre les truites des sables du désert et les poches d’eau souterraines. Elle fait partie du cycle de la vie, en liaison étroite avec les vers des sables géants de plusieurs centaines de mètres de long qui sillonnent Arrakis.
Rare, uniquement présente sur Dune, l’Epice est d’une grande valeur car elle confère à ceux qui la consomme, une fois raffinée, plusieurs avantages :

  • une consommateur régulier voit sa vie allongée d’une centaine d’année. parfois davantage.
  • c’est l’Epice, alliée à un entraînement spécifique, qui permet aux navigateurs de la Guilde spatiale d’acquérir une forme de prescience pour « replier l’espace », c-a-d voyager dans l’hyperespace. Dans un monde où les ordinateurs sont interdits, c’est la condition sine qua non à l’existence d’un empire galactique digne de ce nom. Mais toute drogue à son prix : le mélange provoque chez les navigateurs une telle mutation physique qu’ils n’ont plus rien d’humains [cf. ci-contre l’image qu’en donne David LYNCH dans son film adapté du roman.]
  • grâce à l’Epice également, les Révérendes de l’ordre du Bene Gesserit ont accès à la mémoire collective - ou mémoire seconde - de toutes les précédentes Révérendes défuntes. Là aussi, la médaille à son revers : l’éveil à la conscience des ancêtres peut s’avérer dangereux. Alia, sœur de Paul, exposée à l’Epice avant même sa naissance, se laissera subjuguée par l’esprit de son aïeul, le violent Baron Harkonnen.

Une seule exposition au mélange rend dépendant. Il s’agit donc d’une drogue puissante. Mais le propos de Frank HERBERT n’est pas de s’élever contre les ravages de la dépendance - en tous cas pas celle des individus. Car les mutations et les effets secondaires [les yeux qui deviennent entièrement bleus], ne sont pas un prix lourd à payer face aux pouvoirs obtenus.

La dépendance n’est pas au niveau des hommes, mais au niveau du système politique : toutes les forces en présence, l’Empereur, les Maisons Harkonnen et Atréide, la Guilde Spatiale et le Bene Gesserit convoitent l’Epice. Elles en ont besoin pour assoier leur pouvoir. Tout repose sur le mélange. Ce qui fait que l’Epice est finalement davantage comparable au pétrole qu’à la cocaïne.
Comme le pétrole, l’Epice est une ressource souterraine, rare, chère, et nécessaire. HERBERT décrit méticuleusement le lourd cycle d’exploitation, les moissoneuses qui inlassablement sondent le sable pour extraite le mélange, sous la protection d’immenses ailes porteuses prêtes à les soulever de terre lorsque surgira un ver des sables.
Une civilisation camée ? Le parallèle fonctionne : le pétrole n’est-il pas la drogue de notre civilisation, une drogue dure qui rend bête voire violent, une drogue qui provoque des guerres et dont notre système n’arrive pas à se désaccoutumer ?


DECONNEXION

La drogue, ce sont aussi les hallucinogènes, les clés des portes de la perception. Ces psychédéliques sont devenus, en SF, le moyen de quitter la triste réalité, direction : d’autres univers. Pour le meilleur et là encore, souvent, pour le pire.

C’est Philip K. DICK qui a sans doute poussé le plus loin l’exploration des contrées toxicomanes. Lui-même consommateur de certaines drogues, à des étapes différentes de sa vie, DICK en a retiré des fulgurances hallucinées et parfois la souffrance, la perte d’amis victimes de la drogue.
Auteur du dysfonctionnement du réel, DICK crée des réalités que la drogue parasite, détruit, dédouble ou même envahit. Dans « Le Dieu venu du Centaure », les colons des mornes planètes lointaines trompent le vide de leurs existences grâce à une drogue, le D-Liss. Elle leur permet de s’identifier à des figurines miniatures, des jouets à travers lesquels ils vivent intensément [après tout, est-ce de la SF ? Le citoyen moyen d’aujourd’hui ne s’éclate-t-il pas, par procuration, devant sa télévision ?].
Dérapage supplémentaire : une nouvelle drogue se répand, le K-Priss, plus puissante mais plus incontrôlable : à travers elle, la réalité débloque, l’hallucination s’installe, et le monde devient le jouet d’une entité d’outre-espace vorace, quasi-divine.

Dans « Substance Mort », DICK pousse à son extrême limite la sensation de dédoublement causée par certaines drogues : sous l’effet de la Substance M, Bob Arctor, un agent des stup, hallucine et se voit agir de l’extérieur. Or il se trouve que - dans la vraie réalité - il a une autre personnalité : celle de Fred, un toxico. C’est sa couverture pour infiltrer le monde des camés. Le voici flic et voyou/ Le comble de l’absurde est atteint lorsque les supérieurs de Bob [qui par sécurité ignorent son identité réelle] lui confie la mission de... surveiller Fred !
Dans le vertige de ses hallucinations de plus en plus puissantes, Fred et Bob qui ne faisaient qu’un deviennent deux. Chez DICK, basculer dans l’autre monde est une forme de mort.

Enfant du baby-boom et de la contre-culture, Norman SPINRAD met aussi en scène de nombreuses drogues, réelles ou imaginaires.

  • L’émission de « Jack Barron » est sponsorisée par Acapulco Gold, une marque de cigarettes de marijuana.
  • Dans « En terrain neutre » (1967), c’est dans un univers mental auquel l’on accède par une drogue que se produit le Premier Contact.
  • Le personnage principal des « Anges du Cancer » (1967) avale un cocktail de psychotropes pour entrer à l’intérieur de lui-même et combattre - avec succès - le cancer qui le ronge.
  • Années 1980, « Rock Machine », avec sa défonce électronique, le jack, accompagne le cyberpunk dans son déplacement des images du psychédélisme vers les univers virtuels.

Pour faire écho à P.K. DICK, arrêtons-nous sur l’auteur français qui a le plus traité le thème de la drogue, le prolifique Roland C. WAGNER.
Ici aussi la drogue est une clé qui ouvre les portes d’un autre monde. Ce monde se nomme la Psychosphère, et c’est une réalité parallèle à la nôtre.
La Psychosphère est difficile à situer avec précision : d’après RCW, "la réalité consensuelle [où nous vivons] et la psychosphère sont deux branes, la première à quatre dimensions [dont une temporelle], la seconde à cinq dimensions [dont deux temporelles], flottant dans un continuum qui en possède onze"... mais la psychosphère est bien réelle et peut parfois même dangereuse. Elle abrite nos rêves et nos légendes, nos Dieux et nos peurs, les archétypes de nos cultures - certains y voient l’incarnation de l’inconscient collectif cher à JUNG, dans une vision très large. On peut accéder à la Psychosphère de diverses façons, et en particulier au moyen... de certaines drogues.

Dès son premier roman, « Le Serpent d’angoisse » [1987], RCW imagine comment une drogue, Semen of Gods [c-a-d le Sperme des Dieux, aussi baptisée PR96] permet à de riches clients de s’offrir un voyage dans la Psychosphère. Accompagnés par des télépathes, ces touristes de l’inconscient peuvent quasiment y concrétiser tous leurs rêves. L’ennui c’est que la Psychosphère n’est pas une réalité stable : de nouvelles créatures peuvent y naître à tout moment, reflets des mentalités humaines en mouvement...

Chez WAGNER, nostalgique de l’horizon psychédélique perdu des années 60, la drogue ouvre donc l’esprit... mais elle n’est pas pour autant exempt de danger : la Psychosphère secrète des entités agressives, comme le Dragon Rouge, qui peut à son tour prendre la forme d’une drogue hyper-puissante, une sorte de cocaïne puissance 10 immédiatement addictive et irrémédiablement dévastatrice...

Jeff NOON voit les choses autrement : dans l’univers du « Vurt » [qui comprend le roman éponyme et sa sorte-de-suite « Pollen », ainsi que d’autres œuvres pas encore traduites], ce sont des plumes aux couleurs vives qui se glissent dans la gorge pour vous faire décoller dans une fantasmagorie géante, un « Alice aux pays des cauchemars » aux règles incompréhensibles et aux personnages fascinants - parfois dangereux.

« SKULL SHIT est un foutu numéro. Ne l’essayez pas seuls, mes chatons. Ce Vurt va vous exploser. Vous arpenterez les chemins de votre propre esprit, et c’est un sacré dédale là-dedans. il y une bête au centre et elle est en colère. Seuls les élus savent à quoi la bête ressemble, car seuls les élus parviennent à ce stade.
NB : la possession de cette merveille peut vous valoir deux ans ferme. Ca fait un paquet de temps sans pouvoir goûter aux plaisir du jeu ; alors restez cool. Gardez-la près de vous. le Chat vous aura prévenu. »
Jeff NOON

La couleur des plumes est une indication de la thématique du monde auquel elle conduit : bleues pour des rêves légaux, noires pour des rêves de contrebande, rose pour le porno, jaune pour franchir toutes les limites, et frôler la mort. Il existe des plumes argentées, pour les Opérateurs, ceux qui créent les mondes vurtuels... mais le Vurt n’est ni rationnel ni explicable : l’on peut y croiser des parents défunts, des êtres mythologiques, des monstres et des petites filles.

Problème supplémentaire : un sorte d’équilibre des "valeurs" [quoique ce mot recouvre] se maintient entre la réalité et le Vurt - si bien que lorsque quelque chose de réél demeure pour de bon dans le Vurt, un élément du Vurt est expulsé dans le rééel. Et vice-versa, si je me fais bien comprendre.
Voilà pourquoi Scribble, surfeur de vurt déphasé, est revenu du rêve avec une Chose [masse de chair spongieuse, tentaculaire et bavante de la taille d’une armoire à mère-grand] quand sa soeur s’est perdue de l’autre côté du miroir...

Le Vurt est donc un monde parallèle, intangible mais bien réel - et parfois meurtrier : pouvait-on trouver plus belle métaphore des paradis artificiels ?


BIBLIOGRAPHIE :

  • « Stups & fiction » de François ROUILLER [ED. ENCRAGES] :
    Pour une vision d’ensemble du sujet, cet essai français qui fait référence sur le thème, donne au mot « drogue » le sens très large de psychotrope, c-a-d toutes substances produisant chez celui qui l’absorbe une modification de ses facultés mentales - sans qu’il y ait forcément accoutumance ou effet toxique.

    Du coup, l’horizon balayé est extrêmement large... mais l’essai foisonne d’exemples et de références, des plus connues au plus obscures, et produit des analyses intéressantes. Le chapitre consacré à Philip K. DICK, en particulier, est passionnant, effectuant un parallèle signifiant entre l’évolution du style et des inspirations de l’auteur de « Substance Mort » d’un côté et les catégories de drogues dont il fut consommateur de l’autre.

Un petit mot pour remercier la participation à ce dossier de Roland C. WAGNER.


Mr.C