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Publié le 03/06/2007

« Les enchantements d’Ambremer » de Pierre PEVEL

ED. LE PRE AUX CLERCS, 2004 - REED. LIVRE DE POCHE, 2007

Par paul muad’dib

Pierre PEVEL a longtemps travaillé dans le jeu de rôle. Il a également signé des romans sous le pseudonyme de Pierre JACQ. En 2001, il a signé une série de fantasy de-cape-et-d’épée, « Wielstadt » , qui a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire. « Ambremer » est une série en deux tomes qui a vu le jour peu de temps après et qui arrive aujourd’hui en livre de poche.


Presque toute la nouvelle génération d’auteurs de SF français a fait ses armes dans le domaine ultra-référencé de la fantasy steampunk. Fabrice COLIN, Ugo BELLAGAMBA, Johan HELIOT et les autres ont imaginé moults univers où entraient en collision l’Histoire de France et [au choix] des machines infernales à vapeur, des créatures imaginaires ou les extra-terrestres - avec, éléments indispensables, Paris comme décor et quelques apparitions de vrais personnages historiques en guest-stars.
Pierre PEVEL, qui s’est déjà bâti une petite réputation avec son divertissant cycle de « Wielstadt », se fait à son tour une place sur le créneau.

L’histoire prend place en 1900, à Paris [inévitable, on vous l’avez dit...]mais un Paris rêvé jumelé avec Ambremer, capitale d’Outremonde, son double magique.
La Tour Eiffel est donc faite de bois blanc magique [ben oui...], des sirènes habitent la Seine et la moindre fontaine, chaque arbre, chaque animal est doué d’une vie propre - en plus de la parole. Un monde dont la description n’est pas sans rappeler "Castle Falkenstein", le jeu de rôle tendance "victorianno-steam-punk-à-la-jules-verne" auquel, monsieur PEVEL a sans doute joué dans sa jeunesse...

Le héros, Louis Denizart Hippolyte Griffont [le genre requiert des patronymes alambiqués], est un mage membre d’un cercle de magie, le Cercle de Cyan. Il est aussi enquêteur à ses heures perdues et donne de son temps pour assister la police locale quand on a besoin de ses "compétences" particulières.

Or justement, une série de meurtres des plus mystérieux fait régner la terreur sur la ville... il est question d’un étrange blason, des sombres agissements d’un sorcier, de la malfaisance de gargouilles ramenées à la vie, et d’une bande de Trölls bien décidés à causer des troubles.
Louis Griffont s’empare de l’affaire, ce qui nous vaudra de nombreux rebondissements, et l’occasion de retrouver Isabel de Saint-Gil, la belle fée déchue qu’il aima follement jadis - et qui joue les montes-en-l’air pendant ses "promenades nocturnes" façon Arsène Lupin.

La plume habile et très imagée de PEVEL maintient un rythme soutenu. Les scènes sont admirablement bien mises en scène et les dialogues truculents. Le personnage central à des côtés un peu speed et insouciant qui ne sont pas sans rappeler le plus grand detective de tous les temps, Sherlock Holmes.

Le roman met en place une ambiance trés cônotée, quelque part entre les aventures de Maurice LEBLANC et Conan DOYLE, et des images de « La ligue des gentlemens extraordinaires » vous viennent en tête. Bref, c’est un régal qui se dévore en quelques jours, voire même en quelques heures.


Un roman assez haut en couleurs, sans prétention [suffit de le savoir], fluide et dépaysant, qui se joue des clichés du steampunk "référencé" ; s’il n’est pas exempt de quelques défauts, comme certaines descriptions un peu longues, il apporte son comptant de satisfaction aux grands enfants que nous sommes restés.