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District9
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Erion



Inscrit le: 01 Jan 2006
Messages: 1008

MessagePostÈ le: Lun Sep 14, 2009 7:23 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

thomasday a Ècrit:

Avec-vous remarqué que les films de science-fiction que les amateurs de ce genre trouvent les plus réussis depuis quelques années sont ceux qui nous parlent de notre monde (Les Fils de l'homme, District 9) et non ceux qui nous parlent d'autres mondes, ou de l'exploration du Système solaire (Sunshine) ?


Ca tient peut-être aussi au fait que quand on a pas d'effets spéciaux maousse, on doit s'occuper du scénario, alors que les "space-op" s'abritent derrière les effets spéciaux pour cacher un scénario absurde.
Parce qu'il y a des tas de films censés parler de notre époque (Babylon A.D par exemple) et qui sont à chier.

Et sinon, Wall-E parle de l'espace, et c'est très bien. En fait ça parle aussi de notre planète, mais les images de l'espace sont magnifiques.
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"There's an old Earth saying, Captain. A phrase of great power and wisdom. A consolation to the soul, in times of need : Allons-y !" (The Doctor)
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xenophile



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Messages: 146
Localisation: Troisième planète après le Soleil

MessagePostÈ le: Ven Sep 18, 2009 2:44 pm    Sujet du message: RÈpondre en citant

Vu dans de conditions idéales : séance de 18h, moins de 10 personnes dans la grande salle de 650, grand écran, et projection à l'ancienne, avec de la vraie pellicule qui tremble.

L'histoire est sympathique bien que le scénario soit assez convenu, avec quelques surprises et des moments réjouissants, et quelques scènes franchement poignantes. L'ensemble est nettement au dessus du niveau moyen de la production SF cinéma contemporaine.

J'ai bien aimé le comportement de l'anti-héros (il m'a fait penser à Rincevent), les armes, la réalisation nerveuse, la maîtrise technique, le jeu sur les perspectives (les aliens sont en position d'infériorité alors que leurs moyens techniques sont considérablement supérieurs aux nôtres), le petit coup de patte à Michael Bay et ses clones au début.

Quelques bémols : les yeux des aliens, un peu trop humains à mon goût (mais j'imagine qu'il aurait été plus difficile de faire passer des émotions avec des yeux à facettes?), le design du vaisseau et du module, un peu trop porte-container (et la propulsion à réaction totalement dépassée), le mélange de prises sur le vif façon Cloverfield et des prises cinéma pour montrer les autres points de vue.

A voir assurément.
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L'expérience, c'est ce qui permet de reconnaître une erreur quand on la fait pour la seconde fois.
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Balak



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Messages: 60
Localisation: Parisse, 20ème district yall

MessagePostÈ le: Sam Sep 19, 2009 4:25 pm    Sujet du message: RÈpondre en citant

A voir certes, pour un premier film c'est franchement pas mal, on ne s'ennuie pas, y'a un peu de carpenter, un peu de cronenberg old school, des trucs malins, des fx classes malgré le budget, mais...

je suis pas rentré dans le film, la faute au décalage entre le traité super-réaliste-caméra embarquée-documentaire et le scénar franchement pas à la hauteur.
Foutre, y'a des trous de la taille de celui de Sasha Grey après une scène avec trois martiniquais, et des incohérences qui gène le bon sens à force de donner des coups de pied dans le bide à la fameuse "suspension d'incrédulité" (cette phrase est lourdingue. tant pis je laisse).

mais bon, c'est sympa, même si ça te retourne pas de partout comme un Children Of Men.
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thomasday



Inscrit le: 29 Mai 2006
Messages: 2675
Localisation: Extrême-sud de la Picardie (près de la crème)

MessagePostÈ le: Sam Sep 19, 2009 4:29 pm    Sujet du message: RÈpondre en citant

Balak a Ècrit:
...des fx classes malgré le budget...


Heu... il semblerait que le budget réel du film soit dans les 30 millions de dollars (hors campagne de promo), juste le budget de réalisation. C'est pas du tout un "petit" budget.

TD
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Lunes d'encre a son blog
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GF



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Messages: 144
Localisation: De l'autre côté du périf'

MessagePostÈ le: Sam Sep 19, 2009 11:10 pm    Sujet du message: RÈpondre en citant

Balak a Ècrit:
y'a des trous de la taille de celui de Sasha Grey après une scène avec trois martiniquais


Classe, élégant, distingué. La porte est là-bas, sinon.
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...
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Balak



Inscrit le: 01 Avr 2008
Messages: 60
Localisation: Parisse, 20ème district yall

MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 12:38 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

GF> ouh toi t'as tapé Sasha Grey dans google. Tant de pruderie pour un amateur des Watchmen, ça fait mal au trou susmentionné.
sinon c'est bien comme boulot portier?

thomas day> mmh ça reste pas enorme en regard du taff accompli, surtout que c'est le premier boulot d'une petite boite de fx, le reste de la Weta bossant sur des gros trucs où tu rajoutes facile un zero derrière, pour un resultat pas aussi convaincant (voir le trailer d'avatar... bon en espérant que tout ça n'était pas def)
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von Bek



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Messages: 247
Localisation: Lotharingie

MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 9:09 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

thomasday a Ècrit:

Avec-vous remarqué que les films de science-fiction que les amateurs de ce genre trouvent les plus réussis depuis quelques années sont ceux qui nous parlent de notre monde (Les Fils de l'homme, District 9) et non ceux qui nous parlent d'autres mondes, ou de l'exploration du Système solaire (Sunshine) ?

(...)

TD


Peut-être parce que Sunshine est une daube en dépit de ses belles images ? je me suis ennuyé dans ce film qui se résume à mon sens à un huis clos prévisible et existentialiste.

En revanche District 9 est frappant, choquant, époustouflant, écoeurant.
Quant à Peter Jackson, il n'en est que le producteur (mais cela explique que sur IMDB le film soit qualifié de néo-zélandais). Je pense que les effets spéciaux sont néo-zélandais.
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Wagoo
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von Bek



Inscrit le: 06 Jan 2008
Messages: 247
Localisation: Lotharingie

MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 9:13 am    Sujet du message: Alien Nation RÈpondre en citant

Quant à Alien Nation (le film pas la série) ou plutôt Futur immédiat, Los Angeles 1991, film du même réalisateur que l'inénarrable Beowulf avec notre Lambert (inter)national, je l'avais trouvé assez moyen.
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silramil



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Messages: 449

MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 9:59 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

Désolé pour ce pavé, je cherche à présenter un avis nuancé.

Ce film m'a beaucoup impressionné, par la qualité de ses effets spéciaux, employés presque toujours à bon escient, par le rythme qu'il impose à ses personnages et par l'effort de reconstitution qu'il impose à ses spectateurs. Un film de science-fiction sans trop de compromissions, c'est agréable à voir.

Malgré cela, bien des aspects de ce film me gênent a posteriori.
Des problèmes dans la narration : il y a des invraisemblances extraordinaires, notamment au moment de l'évasion de Minkus. De plus, je trouve l'alternance entre segments documentaires et segments "réels" très mal ficelée, parce qu'il n'y a quasiment pas de différence dans le traitement de l'image.

Des problèmes d'infos sur le monde : les ET se manifestent avant l'abolition de l'apartheid (celui-ci est-il aboli ? de la même manière ?) et visiblement cela a eu un impact sur l'évolution de la société sud-africaine, nous sommes donc dans une uchronie ; pourtant, de nombreux détails convergent avec l'état de notre propre monde (technologie générale, présence de bandes nigérianes) ; en parallèle, qu'en est-il du reste du monde ? comment se fait-il que les différentes puissances mondiales abandonnent ce vaisseau à l'afrique du Sud ? qu'est-ce qui peut justifier l'existence du MNU ?
Pourquoi personne n'a-t-il envisagé d'employer les aliens comme mercenaires, en les payant avec des boîtes pour chat ?

(et, en passant, pourquoi y aurait-il une honte à ce qu'un homme couche avec un alien, alors qu'il existe tout un réseau de prostitution inter-espèce ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que des aliens se reproduisant de manière externe pourraient trouver comme intérêt à un mâle ou une femelle humaine ?)

Si je considère que ce sont des problèmes, ce n'est pas parce que je manque d'imagination : je peux proposer des tas de réponses à ces questions. Ce qui m'ennuie, c'est que, en dépit de son réalisme affiché, ce film propose un monde sacrèment différent du nôtre, sans fournir à mon avis suffisamment d'élements pour justifier tout ça. Du coup, c'est très flou : ça marche tant qu'on est pris dans le film (ce qui est déjà très bien), mais c'est frustrant et décevant après coup.

Dans l'ensemble, il y a quand même une grande ambiguïté dans ce film. Son propos général est hyper-moralisateur, même si les seuls personnages qui tiennent un discours moral sont les talking heads du documentaire, commentant après coup des activités douteuses, voire génocidaires. Les actes commis par les sbires du MNU sont conçus pour répugner au spectateur, le trajet du personnage principal l'amène à partager le point de vue des aliens (littéralement), le personnage le plus "humain" est Christopher Johnson... Pourtant, avec cette fin ouverte, il est impossible d'assigner un sens définitif à ce film, et il est donc possible d'en faire plusieurs lectures.

Et il y a des interprétations dérangeantes qui peuvent être projetées/tirés du film.
Nous voyons des créatures qui se reproduisent à une vitesse effarante, qui ne se contrôlent pas et ne peuvent rien entreprendre de complexe. une théorie émise dans le film est qu'il s'agit des travailleurs, dans une espèce organisée de manière hiérarchique. Sans leurs chefs, ils ne sont bons à rien. De fait, ils ne font rien d'intelligent pendant tout le film et restent des sortes d'animaux doués de parole.
Il reste un aristocrate, pourtant. Il a un seul enfant, auquel il tient au point de compromettre sa mission. Il est capable de mentir et de manipuler, il éprouve des sentiments complexes, il connaît la science de son peuple.
l'opposition entre ce bon alien et tous les dégénérés qui l'entourent est frappante, mais sur quelle opposition est-elle modelée ?
Sur une opposition de classe : les travailleurs, des brutes potentiellement dangereuses, qui ne connaissent aucune limite et doivent être surveillées et commandées par des patrons qui eux, savent ce qui est bon pour eux.
Ou sur une opposition de "race" : certains individus grouillent et pullulent, en restant incapables de créer et de progresser, tandis que d'autres forment l'élite de l'espèce.

Ce qui permet une telle lecture est le vide laissé par le film : aucune information concrète sur la structure sociale préalable des aliens ; aucune explication sur la crise qui les a faits s'échouer ; rien pour expliquer pourquoi Christopher Johnson, plutôt que de préparer son évasion, ne cherche pas à éduquer et organiser ses congénères.

Enfin, il y a une ambiguïté terrible dans le film, du fait de la transposition visée par le réalisateur. Les aliens sont les "noirs" de cette Afrique du Sud alternative, mais les "blancs", méchants et exterminateurs, restent les humains blancs, tandis que les noirs sont soit dans l'arrière-plan (un soldat par-ci par-là, des foules agressives) soit dans une position intermédiaire entre l'humain et l'alien : ils couchent avec les aliens, trafiquent avec eux, les mangent pour devenir comme eux.
résultat, on a un film dans lequel les humains blancs contrôlent la technologie et l'argent et prennent toutes les décisions, et les humains noirs sont des brutes assoiffées de sang et irrationnelles. Un peu bizarre quand on se dit que le propos général du film avait l'air, à première vue, de dénoncer le racisme et ses excès.
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von Bek



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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 10:10 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

Je ne pense pas que le film fasse référence à l'apartheid, aujourd'hui révolue, mais renvoie au problème actuel de l'Afrique du Sud: l'afflux des réfugiés du reste de l'Afrique, du Zimbabwe notamment, qui viennent dans ce qui est le pays le plus riche du continent.
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silramil



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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 10:58 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

Soit : dans ce cas, je ne comprends pas le sens de la dichotomie blanc/noir dans le film - ce sont toujours les blancs qui possèdent tout en Afrique du Sud ? Il n'y a pas d'homme d'affaire, d'homme politique, de journaliste, de sociologue noir ? Les seuls noirs sont-ils de pauvres travailleurs désireux de voir partir la concurrence, ou des gangsters superstitieux ?

(et pourquoi faire commencer l'histoire avant l'abolition de l'apartheid, si cela n'a rien à voir ?)
(et comment interpréter les panneaux interdisant l'accès aux non-humains, sinon comme une référence à l'apartheid?)
(et le nom district 9 ne vient-il pas de district 6, un ghetto pour noir du Johannesburg de l'apartheid?)
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Balak



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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 11:22 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

Ah bah voilà, Silramil a parfaitement résumé mon sentiment sur le film.
C'est exactement ça.
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von Bek



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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 11:26 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

silramil a Ècrit:
Soit : dans ce cas, je ne comprends pas le sens de la dichotomie blanc/noir dans le film - ce sont toujours les blancs qui possèdent tout en Afrique du Sud ?


Il n'est pas exclu que les blancs tiennent économiquement toujours le haut du pavé.

silmaril a Ècrit:
Il n'y a pas d'homme d'affaire, d'homme politique, de journaliste, de sociologue noir ? Les seuls noirs sont-ils de pauvres travailleurs désireux de voir partir la concurrence, ou des gangsters superstitieux ?


là-dessus tu as raison. Il y a des hommes d'affaires... etc noirs. Le fait que les interviewés universitaires soient joués par des blancs est-il un choix du réalisateur, un hasard ? Je ne sais pas.

silmaril a Ècrit:
(et pourquoi faire commencer l'histoire avant l'abolition de l'apartheid, si cela n'a rien à voir ?)
(et comment interpréter les panneaux interdisant l'accès aux non-humains, sinon comme une référence à l'apartheid?)
(et le nom district 9 ne vient-il pas de district 6, un ghetto pour noir du Johannesburg de l'apartheid?)


ok le problème du début du film est bien réel: quid de l'apartheid ? Attention je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de référence à l'apartheid dans le film mais simplement que le sujet visé me semblait la question des réfugiés. (District 6 est au Cap).
Il y a bel et bien des problèmes de logique dans le film mais c'est le cas de tous les films de SF même ceux qui se veulent réaliste comme Les fils de l'homme.
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von Bek



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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 11:29 am    Sujet du message: hypothèse RÈpondre en citant

Peut-être Blomkamp, en utilisant des acteurs blancs, a-t-il voulu signifier que les blancs étaient privilégiés par les médias encore en Afrique du Sud.
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MessagePostÈ le: Dim Sep 20, 2009 11:38 am    Sujet du message: RÈpondre en citant

Une interview du réalisateur: http://blogs.amctv.com/scifi-scanner/2009/08/neill-blomkamp-interview.php

Citation:
Q: Setting the movie in segregated South Africa is bound to draw apartheid metaphors. But the movie itself seems much less blatant about that point.

A: What I knew right away at the beginning, after going a little bit in the wrong direction, was that I needed to make a Hollywood film. I'm not a mature enough filmmaker to go off and make some really serious film. I could do that, but it may fail. And I don't even want to be doing that -- I want to be doing Hollywood films. But I want the Hollywood films that I'm doing to have topics, the serious topics that interest me woven into the DNA of the film. And District 9 I think is a very good example of that. In the foreground is the story that I wanted to tell, and then in the background, the story can only exist within the segregated apartheid South Africa.

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